La confédération générale de l’alimentation en détail

  • Search
  • Menu

Actualités

Transmission-reprise : il y a urgence à agir

CGAD

À la suite de la présentation par Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, du plan d’action de l’État pour soutenir la transmission-reprise d’entreprise, appelé à devenir une grande cause économique nationale, le secteur de l’artisanat et du commerce alimentaire de proximité souhaite alerter avec force sur l’urgence absolue de la situation.
Ce plan d’action, fondé sur les travaux de la « Mission Reprise », marque une prise de conscience bienvenue de l’ampleur du défi. La CGAD salue cette mobilisation générale à laquelle ses organisations professionnelles membres s’associent.

Dans l’artisanat et le commerce alimentaires de proximité – boucheries, boulangeries, cavistes, charcuteries, chocolateries, fromageries, glaceries, pâtisseries, poissonneries, primeurs, restaurateurs, … – plus de 70 000 entreprises devront être cédées dans les cinq à dix prochaines années, compte tenu de l’âge de leurs dirigeants.
Derrière ce chiffre, ce sont des milliers d’emplois, des savoir-faire irremplaçables et la vitalité même des territoires qui sont menacés.
Le ministre lui-même évoque le risque d’un véritable « mur économique » si la France ne se prépare pas à ce pivot générationnel.
Dans ces métiers, ce mur est déjà là.
Sans repreneurs, ce sont des commerces qui ferment, des centres-villes qui se vident et un patrimoine gastronomique qui disparaît.

La CGAD salue les pistes de travail présentées, mais elle considère que l’accompagnement des repreneurs, notamment des jeunes, doit devenir un impératif national.
L’accompagnement et le mentorat doivent être placés au cœur du dispositif pour sécuriser les projets de reprise, transmettre l’expérience des cédants et favoriser la réussite durable de nouvelles générations d’entrepreneurs. Les organisations professionnelles sont mobilisées sur ces points.
De la même manière, l’aide au financement doit être massivement renforcée. Trop de projets échouent faute de fonds propres ou d’accès au crédit bancaire.
Cette réponse doit passer notamment par des prêts ad hoc à taux zéro ou bonifiés suivant la cible, dédiés à la reprise, mais aussi par des dispositifs d’épargne orientés vers le financement de la reprise d’entreprise.
La reprise d’entreprise doit être reconnue comme une priorité économique nationale et un enjeu d’avenir, notamment pour les entreprises du secteur exerçant en ruralité. Soutenir la reprise, c’est préserver les savoir-faire, maintenir l’emploi local et assurer un avenir à la jeunesse et aux territoires.

Téléchargez notre communiqué de presse :

Communiqué de presse  (.pdf 433 Ko)